L'essentiel de la douleur humaine
 
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 Gilbert mène l'enquête (4)

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Rodes (nurtapa)
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MessageSujet: Gilbert mène l'enquête (4)   Jeu 11 Jan - 10:00






- A moins que...ouais, finalement pourquoi pas ! Pensai-je
Si je parvenais à planquer quelques micros chez les Graeliens, je pourrais peut-être en apprendre un peu plus, et pour ça je connaissais le "Père Labobine", dit " l’Oreille du Diable", alias "Bébert", pour les intimes. 

Bébert, retraité des chemins de fer, avait un violon d’Ingres, l’électronique, et plus particulièrement les transmissions radio à hautes fréquences. Il avait commencé très jeune en greffant un mouchard à Boubou, son chien. Ainsi, il pouvait suivre le toutou dans tous ses déplacements et, si la bête avait tenté de s’enfuir, il l’aurait localisée sans problème.

Plus tard, il appliqua la même méthode à sa femme et, quand il s’aperçut qu’elle se rendait deux fois par semaine chez le charcutier alors qu’elle était végétarienne, il déclencha à distance le dispositif d’auto destruction. La pauvre femme dut finir sa vie dans un fauteuil à roulettes, il lui manquait la moitié du cerveau. C’était pas un tendre, Bébert, mais il avait des valeurs. Il tenait, depuis quelques années, une boutique d’électroménager à Brissac, un trou des environs. 
Je passai la nuit chez Tau et, après avoir avalé un bol de soupe au corbeau, décidai de m'y rendre. L’air était frais et je pédalai comme un scout inspiré. Finalement toutes ces péripéties m’avaient redonné un peu de vigueur. On a vite fait de s’encroûter après la trentaine.
- Brissac, enfin ! Pensai-je en passant le panneau d’entrée de l’agglomération.

C’était la rentrée des écoles. Des mamans pressées roulaient en monospace et balançaient leurs mômes par la portière avant de filer vers des bureaux glacés. Au bout de quelques minutes, j’arrivai devant le magasin de mon vieux pote. Bébert était occupé à mettre un peu d’ordre dans ses rayons. Je poussai la porte et entrai, actionnant du même coup la clochette de l’entrée. Il tourna la tête, s’approcha de moi de son pas de septuagénaire avisé et me tendit la main en disant :

- Ca alors, en voilà une surprise ! Je te croyais mort ! 
- Tu ne crois pas si bien dire ! Répondis-je d'un air soucieux.
- Quoi ? Tu as des problèmes, fiston ? Viens et raconte-moi ça ! Je dois finir de ranger quelques babioles, viens ! Insista-t-il.

Je le suivis et, pendant qu’il faisait l’inventaire de ses grille-pains, racontai une fois de plus mes aventures. Quand j’eus terminé, Bébert posa la main sur mon épaule et me dit :

- T’inquiète pas, fiston ! Tes Graéliens on va se les faire à l’étouffée, façon Bébert !

Il m’entraîna dans l’arrière boutique et je pus découvrir son atelier. C'était un peu comme chez Gédéon, mais mieux rangé. 

- Voyons ! Dit-il. Je peux te proposer…euh...tiens, le stylo émetteur : modulation de fréquence, portée deux cents mètres, autonomie deux heures ; avec ça, tu peux entendre ronfler un mille-pattes au fond d’un tunnel !
- Ensuite ? Demandai-je.
- Ben, tu as la pastille téléphone : auto alimentée, indétectable au scanner passif, portée trois cents mètres, cryptage vocal ; j’en ai placé une chez le voisin et tous les soirs j’ai ma séance de téléphone rose à l’oeil.
- Autre chose ? Insistai-je.
- Ah, si tu veux du pointu, j’ai ce qu’il te faut ! Me dit Bébert d'un air satisfait.

Il ouvrit un tiroir, en sortit un coffret en bois et l’ouvrit soigneusement.

- Tiens ! Admire un peu ça ! Me dit-il avant d'ajouter :
- Tu vois, c’est pas plus gros qu’une pochette d’allumettes, mais avec ce truc, tu pourrais entendre un pet de limace dans un hall de gare: émission UHF, portée une borne en vue directe, autonomie de dix heures, pastille d’alimentation au lithium enrichi !
Enfin il conclut :
- Le récepteur ? Alimentation sur allume cigare, format autoradio, antenne au carbone de Maltes incorporée au boîtier !
- Banco ! Combien je te dois ? Lui demandai-je enthousiaste. 
- Allez, offre-moi un jus chez Gaston et on n'en parle plus ! Répondit Bébert d’un air bonasse.

Il ferma le magasin et nous nous rendîmes chez Gaston, dix mètres plus loin sur la rue. Menu du jour : « Joue de porc aux myrtilles sauvages » Cinquante repas tous les midis, un repaire pour routiers en errance. Une demi-heure plus tard, je quittai Bébert. Il m’avait tout expliqué sur l’installation du matos et j’avais hâte de mettre en pratique mes nouvelles connaissances. Mais pour placer mon nouveau joujou chez Graël j'aurais besoin d'aide. Pour m’épauler dans cette expédition je décidai donc de faire appel à Tau.

Primo repérer la case du guru, deusio placer l’émetteur, tertio camoufler tout ça en cambriolage puis se barrer illico et le plus discrètement possible. Il fallait se rendre sur place à l’heure de la baignade collective, vers onze heures du matin. Je regardai ma montre.

- Tu vas marcher, saleté ! ? ! Maugréai-je en filant un coup de paume sur le cadran.
Après quelques secondes, je pus enfin lire l’heure: dix heures dix.

- Mince, c'est foutu pour aujourd'hui ! Me dis-je. 
- Tiens et si je m’enfilais une joue de porc aux myrtilles ! 

Je retournai donc chez Gaston et, avec le pognon emprunté aux illuminés, m’offris un gueuleton du couloir de la mort. Malgré l’heure Le patron du resto accepta de me servir ayant bien senti mon désir de goûter une fois encore aux plaisirs de la table. Après tout, je vivais peut-être mon dernier jour sur Terre !
 
Il était midi et des poussières quand je pris mon vélo pour rejoindre tranquillement Grongeac et le fidèle Tau. Je me sentais plus serein. A présent, j’avais l’avantage de la surprise et cela pourrait bien faire toute la différence. Je roulai lentement, sans effort, profitant du panorama. Finalement j’arrivai sur place vers quatorze heures et trouvai mon copain en pleine méditation. Sentant ma présence, il ouvrit les yeux pour dire :

- Bonyour, Yilbert ! Tout va bien ? 

Je lui racontai ma visite chez Bébert et lui montrai ma nouvelle acquisition. Il était comme un môme et retournait l’émetteur dans tous les sens, arborant un sourire interminable. Je dus lui reprendre le joujou pour qu’il daignât m’écouter.

- Tau...je vais te demander deux services ! Lui dis-je.
- Demande touyours, Yilbert !
- Alors d’abord il faudrait que tu m’accompagnes chez les Graëliens pour neutraliser le vigile !

Tau resta impassible et enchaîna :

- Enchuite ? Quel est le deugième cherviche ? 
- J’aimerais pouvoir installer le récepteur dans ta bagnole pour espionner Graël, le chef de la secte. Ca pourrait se faire ?
- Aucun problème Yilbert ! As-tu manyé ? 
- Oui, j’ai manyé, euh…mangé ! Répondis-je en retenant un rot de nourrisson. Les joues de porc caressaient encore les dents du fond et je n’aurais pas pu avaler un grain de riz.

- Viens ! Ye vais te montrer ma woiture ! Me dit Tau en se levant

Je le suivis jusqu’au garage.

- Ah, ouais ! Clamai-je en voyant sa caisse. Si on m’avait injecté deux milligrammes de penthotal, j’aurais plutôt dit :
- Non mais, ça va pas non ! Tu crois que je vais poser mes fesses dans ce corbillard ?

Mais d’une part je ne voulais pas vexer Tau et prendre un tampon dans le pif, d’autre part j’avais réellement besoin de sa charrette. Mais tentons plutôt un descriptif :

Marque, indéfinissable, peut-être une italienne, peinture alternant entre blanc et rouille, une seule vitre sur quatre, trois roues ovales, deux pneus lisses, la bagnole idéale pour prêter à belle maman: et un aller simple pour l’enfer, un !

Bon, il fallait se mettre au boulot. Nous n’aurions pas trop du reste de la journée pour installer le récepteur et faire des essais de transmission. Pourtant, au bout de quelques minutes de travail, je commençais à avoir des doutes. Autant je reconnaissais à Tau son talent de combattant, autant pour le bricolage on aurait plutôt dit un joueur de ping-pong en camisole de force. Pour lui, l’électricité, c’était simple ; au lieu de s’emmerder à placer les fils au bon endroit, il préférait mélanger les couleurs, façon jardin japonais.

A trois reprises, il faillit fumer le récepteur. Je pris donc les choses en main et demandai à mon camarade de me passer les outils. Ainsi, je dus tenter de couper un fil avec un tournevis et de serrer un écrou avec un marteau de tapissier. Imaginez Tau en salle d’opération ; il aurait greffé un foie de babouin sur un marsouin des Iles Vierges. Nous arrivâmes quand même à nos fins et passâmes aux tests.

Tau partit dans la rue en baragouinant une poésie mongole d’Eugène Savitzkaya . Je m’étais placé côté récepteur, ça fonctionnait super bien, je n’en revenais pas. Je dus même baisser un peu le son pour protéger mes esgourdes. J’avais branché un petit magnétophone à la sortie du récepteur et, quand Tau m’eut enfin rejoint, je lui repassai ses exploits poétiques, il en resta ébahi.
 
A présent nous devions préparer notre paquet cadeau pour le vigile. Je confiai cette tâche à mon Maître de copain, ayant en lui une confiance aveugle pour tout ce qui concernait la baston. Il choisit donc un sabre, deux shurikens, une boussole du surplus vietnamien et une gourde de survie fumée à la suie d’eucalyptus. Pour le plaisir il ajouta aussi un nunchaku chinois à trois brins et une sucette au cyanure pour insomniaques chroniques.
 
Les heures s’écoulèrent et, à vingt heures tapantes, nous étions prêts pour l’expédition. Il fallait à présent prendre notre mal en patience. Je passai donc la soirée avec Kiko et son compagnon, découvrant la saveur du poisson pourri aux baies de genièvre et des pousses de baobab au saindoux thaïlandais.
 
Nous allâmes nous coucher assez tôt et je dormis sous une collection de poignards malaisiens, un présent de maître Sapuduku, quinzième dan de kendo. Pour les non-initiés, c’est un peu comme l’épée de Damoclès ; si ça te tombe sur la gueule tu peux déjà préparer ton après rasage : triple lame auto-lubrifiante, pour nous les hommes ! La nuit fut pourtant bonne, l’atmosphère spirituelle des lieux contribuant à l’harmonie des fluides. Oui je sais, je commence à m’inquiéter moi-même.
 
Je me réveillai donc en pleine forme. Après quelques heures d’ablutions matinales et autres préparatifs, nous quittâmes le dojo. Je dus pousser la bagnole sur deux cents mètres et, au démarrage du bourrin, je pris un mètre cube de fumée noire dans les naseaux. Le matin, ça surprend !
 
Bref, nous étions partis. Je restai attentif au moindre bruit, m’apprêtant déjà à sauter de la voiture en flammes, mais rien ne se passa et je commençai à me préparer mentalement à la suite des évènements. Un peu plus tard, nous arrivâmes en vue de Souillac et j’indiquai à Tau le chemin à suivre. Nous finîmes par atteindre l’orée du bois et roulâmes un peu dans la forêt, soucieux de ne pas révéler notre présence. Quelques arbres plus loin, nous stoppâmes le véhicule.

Après une bonne minute d’observation, j’allumai le récepteur et fis un dernier essai de transmission en tapotant sur le micro. Tau était déjà sorti de la caisse et faisait quelques assouplissements au milieu des feuilles mortes. Il profita de l’occasion pour élaguer un noisetier à mains nues.

Nous étions fins prêts. Je plaçai l’émetteur dans ma poche et nous marchâmes d’un pas tranquille vers le village.

- Bon ! Si le vigile ne bronche pas, c’est pas la peine de le massacrer, hein ! Signifiai-je à Tau qui semblait décidé à en découdre.

Nous arrivâmes à proximité de l’étang. Quelques adeptes s’y ébrouaient déjà, mais le gros de la troupe n’était pas encore là, il fallait patienter. Soudain Tau me tendit quelque chose en chuchotant : 

- Tiens, Yilbert, mange cha, ch’est une racine de funjoc ! Les combattants ch’en chervaient au Vietnam pour che donner du couraye !

Après quelques secondes d’hésitation, je finis par obtempérer ; cela ressemblait à un bâton de réglisse. Je commençai à mâchouiller. Au bout de quelques déglutitions, je ressentis des picotements dans tout le corps puis soudain, me sentis revigoré, comme ça, d’un seul coup. Après ça, j’aurais pu, sans aucun problème, vanter les bienfaits du jambon pur porc à une horde d’intégristes musulmans, vraiment incroyable ce truc ! 

Peu à peu les baigneurs convergeaient vers l’étang.

- Ah tiens, voilà certainement le guru ! Dis-je à Tau en lui tapotant l’épaule.
Le maître cheminait lentement vers ses ouailles. Il était grand, assez mince et portait pour tout vêtement un gros médaillon doré. Deux armoires à glace escortaient le mentor et tous trois finirent par se fondre au groupe. Alors les incantations commencèrent, annonçant le début de la messe. Pour plus de sûreté nous attendîmes encore un moment
.
- Je crois qu’on peut y aller ! Chuchotai-je à Tau.
- Ok ! Répondit-il.

Nous avions repéré la turne du guru. Elle était plus grande que les autres et s’ornait d’une grande statue en plastoc argenté représentant un homme en prière. Nous marchâmes un peu dans le bois et arrivâmes à hauteur du bâtiment. La porte était gardée par deux mastards, le « teuton névrosé » et un genre de culturiste anabolisé jusqu’au trognon. Ce dernier était vêtu d'un marcel et ses bras on aurait dit des chambres à air de scooter, mais couleur peau. 

- Ye m’en occupe ! Me dit Tau.

Avant même que j’aie pu lui répondre, mon pote avait disparu. J’attendis fébrilement quelques instants. Soudain le bodybuildé s’éloigna et finit par disparaître dans un bosquet. Ensuite, un cri et plus rien. A son tour le Teuton empoigna une barre de fer, marcha dans la même direction et à nouveau un cri, un bruit sec puis le silence. J’attendis quelques secondes, un peu troublé. Brusquement Tau surgit du bosquet et me signifia que la voie était libre. Je me levai et courus vers lui. Au passage, je tournai la tête et découvris les deux gardes, enlacés tendrement dans l’herbe haute. Ils en avaient pour leur compte.

- Sacré Tau ! Me dis-je.

Nous arrivâmes devant la porte de la baraque. Je tournai la poignée et nous pûmes entrer sans mal.
 
- Ah, il ne s’embête pas, le Graël ! constatai-je en balayant la pièce du regard.

Téléviseur au plasma, chaîne hi-fi haut de gamme avec baffles en buis de Cochinchine, récepteur satellite à parabole motorisée…remarque, pour communiquer avec E.T ça s’impose ! Nous continuâmes à explorer la piaule :
 
Cuisine aménagée façon « amerloque dernier cri », plaques à induction, frigo chromé à chaud, distributeur de glaçons à l’eau bénite. 

Pour la chambre : miroir Louis Philippe au plafond, lit en ébène d’Haïti, trois mètres sur trois, de quoi partouzer avec une compagnie de chasseurs alpins.

- Finalement, c’est pas mal, guru ! Pensai-je.

Mais assez perdu de temps. Il fallait trouver un endroit pour planquer le mouchard. Après quelques minutes d’hésitation je me décidai pour le salon : banquette en cuir de panda, piste de danse en acajou, bar roulant. Je plaçai l’appareil derrière les tentures de la fenêtre. Voilà, à présent il nous suffisait de simuler un cambriolage pour égarer les soupçons. Je pris au hasard quelques papiers et les lançai en l’air. Tau retourna les coussins du canapé et démantela un meuble à coups de pompes. Une fois le travail accompli, nous quittâmes les lieux sur la pointe des orteils. Les deux gardes goûtaient encore à la douce étreinte des bras de Morphée.

Nous regagnâmes la voiture. ! Je soufflais comme un b?uf après un triathlon. Tau, lui, se portait comme un charme et s’appliquait déjà à ranger les armes dans le coffre. J’allumai le récepteur... aucun bruit, juste un souffle continu ! Nous allions devoir, une fois de plus, prendre notre mal en patience. Un quart d’heure s’écoula et soudain, j’entendis une voix d’homme dans le petit haut parleur. Je mis le magnétophone en marche et tendis l’oreille:

- Ah, les salauds ! Mais pourquoi s’attaquent-ils à nous ?
- C'est certainement Graël ! Me dis-je
 
Une femme répondit :

- Oh ! Peut-être les parents d’un de nos adeptes qui cherchent des preuves , des documents, je ne sais pas ! 

L’homme reprit :

- Appelez Maria, j’aimerais bien qu’elle remette un peu d’ordre ici !

Puis les voix se turent quelques instants.

- Bonjour maître !
- Tiens une autre femme, sûrement Maria ! Pensai-je.
- Maria ! Soyez gentille de ranger tout ce bazar, je reviendrai dans une heure ! 
- Oui maître ! Répondit-elle.

Il s’ensuivit des chocs, des bruits ménagers sans intérêt. Pour l’instant, nous n’avions rien de consistant. Il nous faudrait patienter une heure de plus. J’en profitai pour me détendre un peu, finissant même par m’assoupir. Tau, lui, s’était assis en tailleur au milieu des fougères et il méditait en poussant des genres de grognements. Enfin bref, l’ambiance était plutôt à la détente. Brusquement je fus tiré de ma léthargie :

- Merci, Maria, laissez-nous !
 
Graël était revenu et, à première vue, il n’était pas seul. J’entendis la porte claquer.

- Certainement Maria qui se tire ! Pensai-je.

Après le départ de la boniche, Graël continua :

- Alors ! Vous qui êtes gendarme, que pensez-vous de tout ça ? 
- Gendarme ? Tiens, tiens ! Me dis-je 
- Ben, ce sont sûrement des jeunes qui veulent se faire les méchants Graeliens, avec tous les bruits qui courent sur nous !

Bon sang mais c’est Moustache, encore lui ! Constatai-je en opinant du chef d’un air affligé.

- Des jeunes ? Et des jeunes auraient réussi à assommer deux de mes meilleurs gardes ! Ajouta Graël en haussant le ton. 
- En effet, c’est curieux ! Répondit Moustache.
- Quel abruti, ce Moustache ! Pensai-je en souriant.
- Ecoutez, mon cher adjudant ! Je vous conseille de résoudre cette énigme au plus vite, n’oubliez pas que si je dois plonger...!

Graël ne finit pas sa phrase et Moustache lui répondit d’une voix empruntée :

- Bon ! Je..je vais faire de mon mieux, Maître !
-Vous auriez tout intérêt, mon vieux ! Lui asséna le guru. 

Et les deux hommes sortirent de la pièce. Je commençai à désespérer. Certes, nous savions que les flics combinaient quelque chose avec la secte mais quoi ? L’émetteur n’avait que dix heures d’autonomie et si nous n’obtenions rien dans ce délai, je pourrais me foutre à l’eau avec cent kilos de fonte dans le caleçon ! Les heures passaient et je commençai à songer à mon testament :

« Je lègue mon stock de b?uf à la SPA, ma camionnette à Tau et mes économies à Maman. »
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